Donne moi
quelque chose qui ne meurt pas

Donne-moi quelque chose qui ne meurt pas, titre intrigant, quête d’impossible, suspend les gestes des cinq danseurs sur scène, immergés dans des bulles musicales, cherchant à s’extraire de la gravité, à ouvrir un espace où la danse peut retrouver son mouvement cristallin, ses gestes incarnés, sa vocation d’émancipation et sa jubilation.
Il arrive qu’en danse, on parle de l’espace comme d’une peau, elle devient ici un enjeu. Pour les chorégraphes : « l’écriture ouvre des paysages où se rencontrent la sensualité propre de chaque corps dansant et la sensation unique, épidermique, de l’être ensemble. » L’utopie d’une peau commune s’infiltre sur scène.

Contribuent à cet effet tant la personnalité de chaque danseur et danseuse que la scénographie ou la musique originale et live de Yohan Landry et Damien Skoracki, présents pour cette pièce dès les débuts de la création. Ils sont les concepteurs d’une matière sonore élaborée tableau par tableau en même temps que la chorégraphie.
Comment retraverser l’expérience de l’unisson en danse ? Comment articuler la liberté fondamentale liée à l’improvisation du solo dansé avec la liberté collective nécessitant une écoute attentive de chacun pour chacun ?

L’espace scénique vacille sous la multiplicité d’éclats lumineux. Partis d’une question : quel pourrait être le contraire de l’affirmation identitaire, sinon le vide, la suspension, Christophe Béranger et Jonathan Pranlas- Descours ont cherché parmi les objets ceux qui parlent du pouvoir, et se sont arrêtés sur le couteau.

Une centaine de longues lames miroitantes, évoquant la menace qui pèse sur nos têtes, pointent les corps des interprètes évoluant en dessous, et montent peu à peu dans les cintres, libérant l’espace dans un scintillement kaléidoscopique.

Quant à la chorégraphie, elle croise deux modes distincts sans autre forme intermédiaire : des solos librement impro- visés et des séquences écrites pour le quintet : « Nous avons travaillé sur les mouvements collectifs, les danses libératrices. Les codes populaires. Les raves, le voguing sont aussi revisités et détournés. »

Frises de mouvements au sol, marches sportives, militaires, animales, latérales, courbées, érigées. Danses collectives évoquant la multitude et la diversité, ce besoin dans l’air du temps, le désir d’être ensemble, traverse le spectacle. Convaincus que la multiplicité et les différences renforcent nos manières d’être ensemble au lieu de séparer, Christophe Béranger et Jonathan Pranlas-Descours ont créé une pièce de respiration, bâtie sur le souffle et le sentiment d’urgence. Face à la menace, que va-t-il nous rester sinon nos corps ? Cette question partagée par des danseurs expérimentés issus de parcours différents a aiguillonné le mouvement et les propositions de chacun. Jusqu’à donner à cette danse de lutte et de résistance face à ce qui nous entoure, toute sa puissance jubilatoire.

Irène Filiberti pour Pôle Sud – CDC Strasbourg

"Un récit lumineux et plein de vie'' - Katia Beaupetit 

"L'image est forte et il est difficile d'oublier en sortant que vivre est une façon de danser '' - Henri Guette 

"Une pièce qui brasse la joie et l'anxiété dans la puissance du geste '' - Marie Juliette Verga

Concept – Chorégraphie – Scénographie : Christophe Béranger et Jonathan Pranlas-Descours

Interprétation : Christophe Béranger, Jorge Moré Calderon, Virginie Garcia, Jonathan Pranlas-Descours, Francesca Ziviani

Musique originale et live : Yohan Landry et Damien Skoracki

Création Lumière : Olivier Bauer

Réalisation décors: Gregory Fradin

Costumes : Pauline Kieffer

Régie plateau, son: Laurent Savatier

Administration et regard dramaturgique: Denis Forgeron

Production: SINE QUA NON ART

Coproductions: Le Manège, Scène Nationale de Reims – La Coursive, Scène Nationale de La Rochelle, CCN Ballet de Lorraine – Nancy, VIADANSE – CCN de Franche Comté – Belfort, Le Ballet de l’Opéra National du Rhin – CCN de Mulhouse, Le Pacifique CDC – Grenoble, Pôle Sud CDC – Strasbourg.

Avec le soutien financier de: DRAC Nouvelle Aquitaine, Le Gymnase CDC Roubaix – Hauts de France, Beaulieu – Poitiers, Adami , Spedidam

La compagnie SINE QUA NON ART est conventionnée par la Région Nouvelle Aquitaine, et reçoit le soutien de la Ville de La Rochelle.

 

 

 

 

 

PRESSE: Télécharger les articles de presse

« L’image est forte et il est difficile d’oublier en sortant que vivre est une façon de danser  ».
Henri Guette – Theatrorama   >> Lire l’article

« Une pièce qui brasse la joie et l’anxiété dans la puissance du geste  » .
Marie Juliette Verga – Toute la culture   >> Lire l’article

« Donne moi… est bien l’éloge ou le manifeste du mouvement, celui qui avance et draine l’énergie et la force, envahit corps et pensée dans le respect de l’autre: autant le spectateur « actif » que l’interprète se révélant ainsi à lui même et à ses propres convictions  » .
Geneviève Charras – L’amuse-Danse!  >> Lire l’article

« Un impressionnant et ingénieux dispositif scénique constitué d’une centaine de longs couteaux qui offre au public de beaux moments de danse à l’esthétique saisissante » .
Delphine Baffour – Danse avec la plume  >> Lire l’article

« Un récit lumineux et plein de vie » .
Katia Beaupetit – La république du centre  >> Lire l’article

« Une oeuvre qui fait fleurter transe collective hypnotique et soli euphorisant  » .
Fanny Brancourt – The Artchemists   >> Lire l’article

« Ce patchwork chorégraphique et musical finit par imposer son énergie communicative, voire à susciter une sorte d’enthousiasme dans la salle, développant une sereine métaphore de la joie collective  » .
Mag’Centre  >> Lire l’article


  • novembre 2016
  • vendredi 18
  • Représentation
  • Donne moi quelque chose qui ne meurt pas
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  • novembre 2016
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  • septembre 2017
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  • DONNE-MOI QUELQUE CHOSE QUI NE MEURT PAS
  • Festival Temps d'Aimer
    Biarritz - Théâtre du Casino
  • 19h

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    Le Manège
    Scène Nationale de Reims
  • 20h30